Histoires et légendes

Dynastie Zhou (XIe siècle - 256 BC) : une sorte de lutte appelée " jiaoli " était considérée comme un sport militaire au même titre que le tire à l’arc et les courses de chariots.

La période des Royaumes Combattants (475 - 221 BC) : elle a été la source de nombreuses stratégies révélant l’importance du wushu pour construire une armée forte. En référence à l'oeuvre de Sun Zi, le premier ouvrage chinois sur l’art de la guerre : " la lutte et les exercices de combat renforcent les capacités physiques des soldats ". Parmi les maîtres en épée à l’époque, les femmes n’étaient pas rares. L’une d’elles, Yuenü, fut invitée par l’empereur Goujian pour démontrer ses techniques d’épée, reconnues de très haut niveau pendant de nombreuses générations.

Dynastie Qin (221 - 206 BC et Han (206 BC - 220 AD) : elles ont vu croître des arts martiaux tels que le shoubo, le jiaoli (lutte), et le jiaodi dont les participants s’affrontaient avec des cornes sur la tête. Par ailleurs, il existait une danse théâtrale qui mettaient en scène des mouvements préarrangés avec des armes de toutes sortes, comme les sabres et les lances, à l’image des figures de wushu actuelles.

Dynastie Jin (265-439) et les dynasties du Nord et du Sud (420-581) : le wushu se chargea d’une influence Bouddhiste et Taoïste. Ge Hong (284-364), un célèbre médecin et philosophe taoïste, ajouta au wushu le qigong (exercices respiratoires), une branche essentielle de la médecine traditionnelle chinoise. Ses théories de " travail externe et interne " du wushu sont encore universellement reconnues de nos jours.

Dynastie Tang (618 - 907) : leur système d’examen a largement contribué au développement du wushu. En effet, les officiers et soldats devaient passer des tests d’arts martiaux pour être promus. Des titres d’honneur tels que " guerrier du courage " ou encore " guerrier de l'agilité " étaient attribués aux maîtres en wushu.

Dynastie Song (960 - 1279) : elle a vu apparaître une multitude d’écoles de wushu. Pendant cette période, des athlètes effectuaient des acrobaties dans les rues, avec un répertoire allant de " l’épée contre le bouclier " à la " lance contre le bouclier ", et des démonstrations avec d’autres armes. À en croire une chronique de la ville de Kaifeng, ces spectacles de rue " attiraient des foules immenses tous les jours, en été ou en hiver, qu’il pleuve ou qu’il vente ".

Dynastie Ming (1368 - 1644) : le wushu prospéra comme jamais auparavant. Qi Jiguang, un général très connu, retranscrit dans un livre seize styles différents d’exercices à mains nues et quarante autres styles de lance et de bâton, chacun accompagné d’explications et d’illustrations détaillées. Il développa également une série de théories et de méthodes d’entraînement, apportant ainsi une large contribution au wushu.

Pendant la dynastie Qing (1644 - 1911), malgré les ordres impériaux interdisant la pratique populaire du wushu, des écoles et des groupes secrets apparurent les uns après les autres pour répandre ce sport. C’est pendant cette période que les écoles de TaiJi, Pigua et " des huit-diagrammes " naquirent.